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C’est l’histoire d’une belle passion née sur les bancs de l’école. « Un jour, lors d’un cours, un de mes élèves a disposé cinq clous et l’ensemble formait un bonhomme. Je lui ai dit de les assembler et ensuite tous les élèves se sont mis à façonner leur propre personnage.

Le prof aussi.

C’était en 1991 et depuis, Germain Mathieu ne s’est jamais arrêté de sculpter des silhouettes en clous. Cet artiste a d’abord été ajusteur avant de faire de la recherche puis de devenir professeur dans l’enseignement technique. Il a déjà créé plus de 550 modèles différents et il ne compte plus le nombre de silhouettes réalisées, certainement plusieurs milliers! Si un simple personnage nécessite cinq clous, d’autres, avec des accessoires ou représentant un groupe de personnes en demandent quelques dizaines.

Ses clous, il les achète ou il les récupère chez les maréchaux-ferrants, avant de les redresser, de les tordre à nouveau, de les façonner, de les souder puis de les polir. Que représentent-elles, ces silhouettes nues, asexuées et accessoirisées ? Des hommes et des femmes au travail avec tous les métiers possibles et inimaginables, des sportifs, des musiciens, mais aussi des animaux, et puis une crèche, des amoureux, des personnages comme Don Quichotte... Une palette qui s’élargit au fur et à mesure des idées du sculpteur et du public

Accompagné de sa femme Michelle, Germain Mathieu fait quelques expositions par an, six ou sept tout au plus « parce qu’il faut que ça reste un plaisir!» C’est au cours de ces expositions qu’on lui donne des idées, c’est aussi là qu’il se fait connaître. Parfois, il suscite des vocations

«Comme j’emmène mon matériel, mon établi, mes clous, mon chalumeau, mes bouteilles de gaz, je travaille devant les gens et souvent, les enfants viennent observer mon travail : parfois, je les laisse faire une silhouette » Ses trois fils sauraient tant bien que mal l’imiter et, à leur tour, les six petits-enfants de Germain se passionnent pour ces drôles de bonshommes. Ils ont déjà eu droit à des silhouettes rien que pour eux : des personnages de Tintin notamment, et cette année, pour Noël, qui sait, leur papy les surprendra peut-être avec un Harry Potter ?

Sa passion, Germain Mathieu la cultive précieusement : pas question d’en faire une entreprise, pas question non plus de passer tous les week-ends dans des salles d’exposition... Mais Germain Mathieu ne sait pas rester une journée sans filer dans son atelier : en moyenne, il consacre à ses p’tits clous cinq ou six heures par jour.

Inlassablement. « J’adore ça! Le nombre ne lui fait pas peur, ce qui m’embête plus, c’est la répétition d’un même personnage ou d’une même pièce. C’est pour ça que je ne prends plus grosses commandes. » Qu’est-ce qui lui pIait plus dans son art ? « Travailler dans l’imaginaire pour trouver l’idée, la bonne idée, qui permettra qu’on devine au premier coup d’oeil ce que j’ai représenté. Sinon, c’est loupé! Mais en général, quand je m’y mets, c’est que je suis sûr du résultat. Ensuite, bien sûr, il y a le plaisir de voir la silhouette prendre forme

Mais dès que l’idée est là, Germain Mathieu s’y met sur le champ; les pièces les plus simples lui prennent quelques heures, les plus compliquées peuvent l’occuper plusieurs semaines. Parmi ses nombreuses créations, le sculpteur a évidement ses petits préférés :

«J’ai un faible pour mes personnages en carrosse et aussi pour la scène du piano-bar », confie ce grand enfant, tout jeune retraité. Chacune de ses créations est signée et datée et le sculpteur peut presque tout représenter. Il est juste limité par la représentation dans l’espace : « Si je sculpte un perchiste, par exemple, il ne pourra pas avoir lâché sa perche. »

Si Germain Mathieu vend surtout ses œuvres à des particuliers, il est également sollicité par de nombreux clubs, entreprises ou associations locales et nationales, pour créer des trophées originaux posés sur un socle en bois. Il en vend surtout sur la région mais aussi en Belgique Allemagne et certaines de ses sculptures sont aujourd’hui au Canada ou en Australie.

FANNY MAGDELEINE- Journal Femina du 13 décembre 2004 -

 

"Design 2006 (i2luc). Version: 1.1 (10 février 2006)


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